Tout est parti d'un voyage improvisé. Une traversée en ferry décidée presque à la
dernière minute, une moto chargée à la va-vite, et dix jours devant soi. Ce premier
contact avec la Corse a suffi : les routes qui se tordent au-dessus de la mer, le
granit rouge de Piana, le silence des villages perchés, la fraîcheur d'un col après
la fournaise de la côte. On repart en se promettant de revenir.
Et on revient. Une fois, puis chaque année. À force de rouler l'île, un carnet se
remplit : les virages qui méritent qu'on ralentisse, la station-service qu'il ne
faut pas rater avant l'intérieur, l'hôtel qui accepte les motos dans la cour, la
terrasse où l'on mange vraiment bien. Ce carnet, d'abord griffonné pour soi, est
devenu trop précieux pour rester dans une sacoche.
Au fil des voyages, les rencontres font le reste. Un mécanicien qui explique
pourquoi une moto continentale souffre sur les revêtements corses. Une motarde qui
lit les intersaisons de l'île mieux que n'importe quelle appli météo. Un organisateur
qui connaît chaque écueil logistique d'un road trip insulaire. Chacun avait sa pièce
du puzzle. Corse à moto est né de l'envie de les rassembler.
Aujourd'hui, ce guide n'est ni un catalogue ni une brochure. C'est un travail de
terrain, tenu par des gens qui roulent vraiment ici, et qui écrivent pour que votre
voyage ressemble au leur : libre, préparé, et fidèle à ce qu'est l'île.